Welkom België - Bienvenue à la Belgique - Willkommen Belgien
L’ambitieux programme de travail de la présidence belge est assorti d’un message clair, son engagement pour plus d’Europe. Certes, après des élections récentes, avec un nouveau gouvernement toujours en cours de formation, la Belgique traverse des turbulences intérieures ; toutefois, elle conduit la politique européenne d’une main ferme.
A l’heure où l’Europe est confrontée à un clivage social profond, le succès d’une présidence dépend de sa capacité à faire face à l’accroissement du chômage et des inégalités. Les coûts de la crise financière continuent à peser lourdement sur les épaules des travailleurs européens. Dans cet environnement, la Belgique a dédié sa présidence à la relance de l'économie et au dopage de la croissance économique.
Elle souhaite, à cet effet, faire de l’UE la force motrice de la réalisation de réformes structurelles, de la création d'emplois et de l’accroissement de la compétitivité. La mise en œuvre de la Stratégie 2020 de l’UE pour l’emploi et la croissance permettra d’accomplir d'immenses progrès vers une économie verte fondée sur la connaissance et accompagnée de la création d'emplois. Durant cette année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, la Belgique veut favoriser la cohésion sociale et progresser en matière de services d’intérêt général, entre autre sur la réforme des pensions.
Nous soutenons à fond la stratégie africaine de la présidence belge, pour son potentiel à ramener le continent perdu au centre de l’attention. En effet et contrairement à la plupart des acteurs mondiaux actifs en Afrique, l’Europe a quelque chose à proposer au prochain sommet EU-Afrique : un partenariat sur pied d’égalité.
A la dimension interne incarnée par l’établissement d’une Union ouverte et sûre selon les modalités du programme de Stockholm, s’ajoute une dimension externe : la poursuite de la politique d’élargissement de l’UE et la mise en place du Service européen pour l'action extérieure.
Je salue l’engagement envers la méthode communautaire proclamé mercredi passé au Parlement européen par le premier ministre Yves Leterme. Récemment, en effet, le Conseil avait manifesté une nette tendance à la renationalisation du processus de décision. Ceci en dépit du fait que la coordination entre États membres fait preuve d’une lenteur pénible : l’incapacité du Conseil à réaliser un accord sur un point quelconque semble souvent le seul point d'accord possible. De retour dans leurs pays, les chefs d’État et de gouvernement mettent ensuite au compte de l’inertie de l’UE leur indécision et incapacité à l’action. Toutefois, la crise de l’UE n’est pas une crise des institutions de l’UE : c’est la crise des États membres. Car le Parlement et la Commission sont capables et désireux d’agir.
Mener à bien l’adoption par le Conseil du paquet de la supervision financière constituera le premier test pratique de la présidence belge. En effet, les chefs d’État et de gouvernement n’ont jusqu’à présent pas été à la hauteur de leur responsabilité de mise en place d’une régulation et d’une supervision plus efficaces du secteur financier. Le Parlement européen a approuvé le paquet sur la supervision financière ; il a toutefois remis à septembre son vote final pour permettre au Conseil de démontrer son engagement envers une vraie réforme des marchés financiers. Nous voulons une réponse européenne à la crise qui fasse payer la note par les responsables de celle-ci et qui empêche sa reproduction. Le moment est venu de prendre le taureau par les cornes. Pour réussir, nous devons faire en sorte que la présidence belge pro-européenne soit à la hauteur de ses promesses.
- Martin Schulz
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- 14/07/2010
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Groupe de l'Alliance Progressiste des Socialistes & Démocrates

















